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La vie est née avec l'alternance naturelle du jour et de la nuit que l'ANPCEN encourage.
Consultez plusieurs fois notre site : couleurs et sons de la nature évoluent avec le cycle des heures !
Nous sommes le 25 juillet 2017 et il est
. Aujourd'hui la nuit commence à 22:07 à Paris.
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  Des parrains et marraines

  des soutiens et des amis... 

 

Jouvence, Sapience et Bénévole....les fées bien nommées d'un conte célèbre.

Nos parrains, nos marraines, sont les bons génies ou bonnes fées.... penchés avec bienveillance vers l'ANPCEN et la qualité de la nuit....

D'autres personnalités soutiennent également nos actions. Leurs témoignages encouragent non seulement l'action de l'ANPCEN, mais aussi la fidélité de chacun de nos adhérents actuels et à venir.

Aussi mille et un mercis à elles et à eux.

Nous recevons également nombre de témoignages sympathiques envers l'association et nos actions : élus, rencontres nationales ou de terrain, amis... Nous avons décidé de vous les faire partager.

Enfin l'ANPCEN, doit tout à ses adhérents, nous avons donc souhaité donner régulièrement la parole à l'une ou l'un d'entre eux.

A tous, merci pour vos encouragements à notre action bénévole.

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Les "parrains et marraines" de l'ANPCEN

Catherine Chabaud et Claudie Haigneré, deux belles marraines de l'ANPCEN, Jean Jouzel et Jean-Paul Delevoye, deux parrains attentifs. Allain Bougrain-Dubourg, Delphine Batho, Ségolène Royal...soutiennent notre action et notre association.

 

Catherine Chabaud est la première femme à avoir réalisé un tour du monde en solitaire, sans escale et en course, puis deux. Et également 13 traversées de l'Atlantique dont 4 en solitaire. Elle s'est beaucoup engagée en réalisant un tour de France des solutions pour le climat, avant la COP21 et a mobilisé autour des enjeux climat et océans. Elle a reçu en 2015 le Prix de la personnalité de la mer.

 

ANPCEN - en quoi la qualité de la nuit est-elle importante pour vous ?

C. Chabaud : Le marin que j’ai été (et que, par bonheur, je suis encore parfois !), a la chance de vraiment connaître la nuit. Le terrien a de rares occasions de vivre de vraies nuits, c’est-à-dire sans aucune pollution lumineuse. Pour cela, il doit beaucoup s’éloigner des zones urbanisées, la moindre d’entre elles émettant un halo lumineux qui éclaire le ciel.

Pour le marin, les lumières du littoral sont à la fois chaleureuses car elles témoignent de la vie des hommes et rassurent. Dans le même temps, elles sont trompeuses : à l’approche des ports, l’on confond souvent les feux des phares et balises avec les éclairages urbains.

Au-delà de ces aspects liés à la navigation, la nuit sans pollution lumineuse me ramène toujours à ma relation avec la nature, et me redonne ce sentiment expérimenté si souvent en mer, d’être plus près de ma vraie nature. Ce sentiment est essentiel pour moi car il participe de mon équilibre. C’est aussi pour cela que la qualité de la nuit est importante pour moi.

ANPCEN - Constatez-vous une augmentation de l'éclairage artificiel autour de vous depuis quelques décennies ?

CC  : Je vis l’augmentation lumineuse que je ne cesse d’observer autour de moi, comme une véritable agression. Plus que l’éclairage des routes, ce sont les enseignes lumineuses qui m’agressent. Le village que j’habite ne connaît qu'un commerce, un supermarché ! Son enseigne lumineuse est d’un bleu froid, agressif, qui donne envie de fuir la ville ! Sur les quais de mon port d’attache, les enseignes se sont multipliées ces dernières années et rompent totalement l’harmonie et le charme du port. Comment cela ne saute-t-il pas aux yeux de ceux qui animent cette commune ?! Comment se fait-il que l’harmonie paysagère ne soit pas la règle partout ? Les hommes ne voient-ils pas qu’elle participe à leur propre équilibre ?! Je ne suis pas contre les lumières en ville qui rassurent des quartiers déserts, mais des lumières chaudes, efficaces donc pas tournées vers le ciel. Là où des efforts sont faits, je le constate tout de suite. Mais il y a beaucoup à faire pour changer les habitudes

ANPCEN - Que vous inspire la nuit ? Avez-vous un beau souvenir de nuit étoilée ?

CC : Pour répondre à ces questions, un extrait du livre que j’ai écrit au retour de mon premier Vendée Globe : 

Nous sommes le 24 novembre 1996, j’ai passé l’Equateur depuis trois jours et navigue dans l’hémisphère sud : « La nuit est superbe. Plein Lune, mer belle. Sa musique est douce et riante. Quelle sérénité sur l’eau ! Quelle douceur de vivre ! Je jouis de paysages d’une extraordinaire beauté. Tout est tellement paisible et harmonieux. Harmonie, c’est bien le mot : je me sens en totale harmonie avec le bateau, la mer, le ciel, l’univers… Je parle aux étoiles. Peu à peu, je me familiarise avec cette voûte céleste de l’hémisphère Sud. Le précédent locataire du bateau a laissé un recueil d’observations des étoiles de l’hémisphère sud à bord. Assise dans le cockpit, la tête renversée vers le ciel, je repère les constellations. Puis, à la lampe frontale, j’essaie de retrouver leur nom dans le livre. J’éteins la lampe et me replonge dans l’univers… » Dans l’hémisphère Sud, la voûte céleste est comme la mer : beaucoup plus peuplée ! Au fil de la nuit, le marin la voit tourner. En mer, j’ai souvent eu l’impression de trouver ma place dans l’univers. 

La nuit est très inspirante pour le marin, parfois inquiétante quand il fait nuit noire, car si elle est noire c’est qu’il y a des nuages (mais que l’on ne voit même pas) et pas de lune ; on a l’impression de foncer dans le vide. Il y a les nuits sans nuage et sans lune ; c’est souvent à cette occasion que l’on voit le plancton fluorescent. Les nuits de pleine Lune où l’on voit presque comme en plein jour, c’est magique, pour peu qu’un dauphine vienne jouer dans l’étrave et c’est le bonheur total ! 

ANPCEN - Quel regard portez-vous sur les enjeux et actions de l'ANPCEN ?

CC : C’est un sujet auquel on ne pense pas forcément et surtout on ne mesure pas la problématique qui y est liée. L’action de l’ANPCEN est du coup essentielle pour la compréhension mais aussi pour la mobilisation de tous. L’association prend le parti d’une action concrète, d’une approche transversale, d’un accompagnement des acteurs, qui est une démarche que je partage complètement. 

 

Jean Jouzel, est depuis 2012 le premier lauréat français du prix Vetlesen ; prestigieux prix dans le domaine des Sciences de la Terre et de l'Univers,  décerné tous les quatre ans depuis 1959 pour récompenser les travaux relatifs à des phénomènes terrestres, physiques et biologiques. Médaille d’or du CNRS 2002, honoré à titre collectif avec le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) du prix Nobel de la Paix en 2007. Il a été Vice-Président du GIEC. Les travaux de Jean Jouzel en sciences du climat sont largement reconnus.

 

ANPCEN - Constatez-vous une augmentation de l'éclairage artificiel la nuit autour de vous depuis quelques décennies ?

J. Jouzel : Oui

ANPCEN - Que vous inspire la nuit ? 

J. Jouzel : Avant tout des souvenirs de jeunesse ; mes parents étaient agriculteurs en Bretagne dans une ferme dans laquelle l'électricité est arrivée lorsque j'avais 6 ans. L'éclairage extérieur ne s'est développé que très lentement et j'ai le souvenir de nuits étoilées dont il semble de plus en plus difficile de bénéficier. Je retourne dans cette ferme (chez mon frère) et les lumières de la ville désormais proche y sont désormais très présentes.

ANPCEN - Quel regard portez vous sur les enjeux et les actions de l'ANPCEN ? pourquoi les soutenir ?

J. Jouzel : Au-delà de la protection de la nuit, je note que le développement de l'éclairage est  lié à une consommation, généralement inutile, d'énergie ; en tout cas c'est un domaine au sein duquel la sobriété devrait être la règle.

 

Claudie Haigneré, spationaute, fut la première femme française de l'espace. Rhumatologue, scientifique, elle a présidé Universciences, nouvel établissement public issu du rapprochement entre le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie. Aujourd'hui à l'Agence spatiale européenne.

 

"C'est doux, la nuit, de regarder le ciel", dit le Petit Prince au renard.  C'est doux, lorsque les étoiles sont accessibles, lorsque le ciel nocturne révèle cette immensité qui est autant source d’inspiration, que d’interrogation et d’attraction.

Lors de mon premier vol dans l’espace en 1996, ma réaction immédiate quand je jetai un premier regard à travers le hublot de la station spatiale, fut de m’exclamer « My God it’s full of stars » ! Ce fut pour moi un moment de grande émotion qu’il est impossible d’oublier. La sensation en fut magique, au milieu de l’espace extra-atmosphérique si noir,  et de ces myriades d’étoiles, j’eus l’impression de faire complètement partie de ce Cosmos qui me fascinait déjà lorsque, sur Terre, je levais les yeux vers le ciel.

Ce grand Trésor, cet ailleurs étoilé que nous peinons aujourd’hui à observer dans nos grandes villes, n’a pas disparu, mais est à présent masqué par la pollution lumineuse. Triste progrès! Au-delà de la magie poétique qu’il dégage et de la fascination qu'il déclenche, il est aussi source de richesses et de connaissances extraordinaires pour nous aider à comprendre d'où nous venons. Il est donc d’intérêt général et particulier, que nous fassions en sorte de le rendre toujours accessible au regard de l’humanité, invité à s’élever au-delà de l’horizon quotidien.

En tant que marraine de l’ANPCEN, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à l'association pour ces nombreuses actions en faveur d’une sensibilisation des élus comme du grand public à la protection de l’environnement nocturne et du ciel étoilé. Grâce à ce travail de longue haleine, une prise de conscience émerge et nous invite à garder un œil sur cette part d’inconnu qui n’aura de cesse de fasciner les Hommes."

 

Ils nous soutiennent 

Allain Bougrain-DubourgProducteur, réalisateur, conférencier, écrivain, il préside la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) depuis 1986.

 

ANPCEN : en quoi la qualité de la nuit est elle importante pour vous ?

ABD : En ce début de 21ème siècle, une évidence s’impose : nous avons perdu l’usage de nos sens. Les machines nous guident ! En nous aveuglant, la nuit réveille ces sens qui font défaut. Nous réapprenons à écouter et à percer l’obscurité. L’imaginaire ajoute à ce délicieux vagabondage. La nuit offre la capacité au naturaliste d’apprécier tous les indices sonores et lumineux… dès lors que la nuit en question n’est pas polluée !

ANPCEN : avez vous des observations personnelles quant à l'augmentation de l'éclairage artificiel la nuit autour de vous ?

ABD : comme beaucoup « d’environnementalistes »,  j’ai vu l’éclairage s’imposer subrepticement, au point de nous enfermer dans une bulle lumineuse. Mais j’avoue que c’est l’ANPCEN qui a éclairé ma lanterne ! En découvrant les travaux conduits par l’association, j’ai mesuré l’importance de cette pollution et j’ai surtout apprécié les propositions constructives qui permettent d’inverser la tendance. Au fond, la nuit polluée c’est comme le bruit. Si l’on n’y prend pas garde, on finit par s’accommoder d’une nuisance qui ne peut que conduire à notre dégradation.

ANPCEN : quel regard portez vous sur l'ANPCEN et son action ?

ABD : une association si efficace, sans salariés, ne peut être complètement mauvaise ! Plus sérieusement, j’apprécie la compétence conjuguée à l’enthousiasme que l’on retrouve à l’ANPCEN. Si la LPO avait conscience de la valeur nocturne, pour autant elle ne l’avait pas inscrite dans ses priorités. C’est désormais chose faite grâce à la mutualisation de nos singularités associatives. La démarche est d’autant plus séduisante qu’elle fait beaucoup appel à l’engagement participatif. En clair, chacun peut agir à son niveau et cela correspond à une forte demande de nos adhérents. Edmond Rostand disait : « c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière ». Je crois en l’action lumineuse de l’ANPCEN.

 

Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) de 2010 à 2015. Précédemment Médiateur de la République. Ancien Président de l'Association des Maires de France.

 

ANPCEN : en quoi la qualité de la nuit est elle importante pour vous ?

JPD : né, ayant été élevé et habitant toujours dans un environnement rural, j’associe la nuit au biorythme et à la relation de l’homme au temps, à l’espace et à son environnement. Dans mes diverses fonctions, comme Médiateur de la République mais aussi comme sénateur en charge d’un rapport sur les temps de l’enfant, j’ai travaillé sur ces notions de temporalité et suis marqué par notre voracité du temps, notre culpabilisation du temps improductif et parfois le peu de temps et de lieux que nous accordons à décompresser et à prendre du recul. Je serai tenté de dire que de manière plus philosophique, réapprendre à regarder les étoiles et redécouvrir le sens de la nuit reviennent à retrouver le contraste, face à l’uniformité et la linéarité de nos modes de vie.

ANPCEN : avez-vous des observations personnelles quant à l'augmentation de l'éclairage artificiel la nuit autour de vous ?

JPD : nous sommes parfois piégés dans nos propres contradictions sur les exigences de sécurité, de circulation routière, de valorisation du patrimoine également avec l’éclairage des églises, des édifices de prestige etc.. la qualité de la lumière est un élément nouveau à prendre en compte de même que nous devons être attentifs à l’environnement sonore. C’est pour moi des problématiques que je découvre ou du moins que j’envisage désormais de manière différente. Mon sentiment est qu’effectivement  l’intensité lumineuse efface de nos perspectives, donc quelque part de nos repères, la voûte céleste.

ANPCEN : quel regard portez-vous sur l'ANPCEN et son action ?

JPD : l’ANPCEN est mobilisée pour la défense d’une cause et s’est engagée dans une démarche de pédagogie des enjeux. Elle nous montre notamment que de nombreux progrès sont possibles par le travail commun, fondé sur l’écoute et le respect mutuel – valeurs chères au CESE . J’emploie souvent cette formule : il nous faut passer des conflits d’intérêts à une communauté d’intérêts. L’ANPCEN peut être ce lieu où acteurs associatifs, élus locaux, ingénieurs, designers, opérateurs privés peuvent nourrir une réflexion commune et développer des actions au service de l’intérêt général.

 

Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, depuis avril 2014

Ségolène Royal témoigne de son soutien au concours Villes et villages étoilés et à l'action de l'ANPCEN en faveur de la limitation des nuisances lumineuses, enjeu à la fois écologique, économique et citoyen, dans une interview video originale.

"Villes et Villages étoilée est vraiment une excellente idée" dit-elle. Elle rappelle le travail historique de l'ANPCEN autour de ces enjeux : "C'est à partir du travail de l'association que j'ai pu réaliser les bienfaits de cette action et je trouve qu'il n'y a rien de plus enrichissant que le partenariat associatif". A visionner

 

Delphine Batho, Ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, 2012-2013

Delphine Batho a adressé à l'ANPCEN son parrainage pour le concours Villes et villages étoilés et pour la charte ANPCEN :

"C'est bien volontiers que le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie vous accorde son parrainage.

Je tiens à saluer la démarche ainsi initiée à laquelle je souscris pleinement.

Le fruit de cet important travail, ainsi que la charte d'engagements que vous proposez conjointement aux communes, viennent souligner, au sein de la transition écologique et énergétique, la nécessité de réduire les nuisances lumineuses nocturnes et de poursuivre un objectif de sobriété énergétique, en valorisant les démarches positives de progrès des collectivités."

 

 

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