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La vie est née avec l'alternance naturelle du jour et de la nuit que l'ANPCEN encourage.
Consultez plusieurs fois notre site : couleurs et sons de la nature évoluent avec le cycle des heures !
Nous sommes le 19 novembre 2017 et il est
. Aujourd'hui la nuit commence à 17:33 à Paris.
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Editorial

 

 

Découvrez l’ANPCEN, seule association en France dont l’objet social, de manière unique, est entièrement dédié aux enjeux pluriels de la qualité de la nuit et de l’environnement nocturnes, depuis près de 20 ans. Son expertise ainsi acquise est tout à fait originale. L'action de l'ANPCEN ne se résume pas à une action symbolique quelques minutes ou quelques heures dans l'année. Avec patience, persévérance, l'association travaille de manière continue, toute l'année, pour effectuer un travail de fond.

Elle est la seule association oeuvrant par une approche globale et en même temps aux deux dimensions d'action, nationale et locale, avec des coopérations internationales. Avec ses adhérents dont une centaine d'associations membres, sa communauté dans les réseaux sociaux l’ANPCEN mobilise plus de 8000 personnes. Elle agit au niveau national comme local, de manière désintéressée et bénévole. Reconnue d'intérêt général, elle a reçu en 2014, pour la 1ère fois, l'agrément national des associations de protection de l'environnement.

 

Au niveau national :  une action continue de plaidoyer auprès des interlocuteurs nationaux (ministères, administrations, Parlement, Afnor, etc ) et de pédagogie

Code de l'environnement : l’ANPCEN a contribué à faire reconnaître l’enjeu de l’environnement nocturne dans les lois Grenelle de l’environnement et suit chacune des étapes de l’élaboration des décrets et arrêtés associés. De même, l'ANPCEN a fait inscrire en 2015 trois articles relatifs à l'éclairage et aux nuisances lumineuses dans la Loi de transition énergétique. L'ANPCEN a fait reconnaître en 2016 les paysages nocturnes comme patrimoine commun de la Nation dans loi sur la biodiversité ; le devoir pour tous de protéger l'environnement nocturne y est également inscrit. L'ANPCEN a contribué et négocié l'arrêté d'extinction des façades, vitrines, bureaux non occupés entré en vigueur en 2013 et a effectué 3 bilans de terrain de son application. L’association contribue également aux discussions sur une norme expérimentale de l'Afnor et sur les certificats d’économie d’énergie de l'éclairage public. 

Eclairage du XXIème siècle : l'ANPCEN souhaite un éclairage contemporain. La modernité et l'innovation ne se résument pas à la dernière technologie. L'innovation réside dans l'approche globale : coûts globaux et impacts globaux. Une réponse aux besoins réels. Sobriété lumineuse. C'est intégrer désormais tout au long du cycle de vie les externalités environnementales, sanitaires et sociales de l'éclairage produit. Les entreprises du secteur sont appelées à des démarches de responsabilité sociétale exemplaires, les situant au niveau des entreprises d'autres secteurs, et reposant sur des engagements publics.

Biodiversité et santé humaine : l’ANPCEN porte la recommandation nationale d’une meilleure gestion de la lumière dans les trames vertes et bleues sous la forme d’une « trame nocturne », désormais entrée dans la loi biodiversité depuis 2016, sous son impulsion. L'ANPCEN oeuvre à la prise en compte des effets de la lumière dans les politiques ou actions de santé-environnement. Le suivi des effets des Leds est ainsi entré pour la première fois dans le plan national santé environnement.

Open data : l'ANPCEN demande un accès ouvert aux données publiques de l'éclairage public, en accord avec les engagements internationaux et nationaux pris par le gouvernement.

Gouvernance : l'ANPCEN demande une participation des acteurs associatifs de l'environnement dans l'élaboration de tous les textes de référence sur l'éclairage. L'ANPCEN demande expressément un changement de conception : passer d'un éclairage organisé sous l'impulsion de l'offre économique à une réponse aux besoins avérés. L'ANPCEN demande une politique nationale de la lumière artificielle nocturne avec un objectif de réduction de la quantité de lumière émise, un suivi réel des évolutions par l'Etat.

Nos recommandations nationales ou positions sont régulièrement mises à jour et sont consultables sur notre site.

Pédagogie : L’ANPCEN sensibilise tous les interlocuteurs nationaux utiles aux enjeux de l’évolution incontrôlée et exponentielle de l’éclairage public, entraînant des halos de pollution lumineuse, des lumières intrusives, la disparition de la nuit par dégradations de l’environnement nocturne. Ainsi l’ANPCEN recense des données et notamment elle liste les communes pratiquant l’extinction nocturne en milieu de nuit. Elle recommande également un meilleur recours à l’extinction partielle ou totale, dans la gestion des communes, afin d'agir d'abord avec bon sens, soit avec des dispositions simples, sans coût et à économies immédiates, en euros, en Kwh et en nuisances économisées.

Outils : L’ANPCEN a mis au point différents outils comme une cartographie de pollution lumineuse et des étiquettes environnementales originales, sur le modèle des étiquettes énergie déjà connues du grand public, pour permettre aux élus de situer la performance des dispositifs existants et de fixer leurs objectifs en termes d’éclairage public. Elles permettent également de promouvoir ces objectifs de manière lisible et simple auprès des citoyens. Elle publie documents grands publics, documentation pour les élus et équipes municipales, acteurs environnementaux... Elle a réalisé une série de témoignages videos d'élus.
 

Localement : au plus près des communes et des citoyens

Conférences, animations, expositions… : 70 correspondants locaux de l’association alertent et sensibilisent toute l’année citoyens et décideurs publics nationaux et locaux sur la pollution et les nuisances lumineuses.

Charte et conseils : Par ailleurs, l’ANPCEN a conçu une charte actualisée en 2015, qu’elle propose à la signature des communes qui acceptent de s’engager volontairement à rénover leur éclairage extérieur et ses usages, en intégrant les dimensions environnementales dans leur projet. 300 communes, conseils généraux, communauté de communes, syndicats d'énergie l'ont déjà signé ! : 4 882 000 habitants sont déjà concernés. L’ANPCEN organise des échanges et rencontres, apporte des solutions et des conseils à tous ceux qui souhaitent notamment mieux gérer l’éclairage public. 

Le concours Villes et villages étoilés valorise localement toutes les communes qui agissent ou veulent progresser : 570 communes labellisées ont vu leur démarche de progrès valorisée.

 

International : en réseau

L'ANPCEN coopère notamment avec l'International Dark sky Association dont elle a reçu un Trophée en 2013 "pour son leadership audacieux"...

Et....toutes nos actions sont désintéressées et bénévoles !

 

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Plaidoyer ANPCEN une parole différente... : Inventons l'éclairage du XXIème siècle !

La modernité ne réside pas, et de loin, dans la seule acquisition de la dernière technologie d’éclairage disponible ! Inventons sans attendre l'éclairage du XXIème siècle. L'ANPCEN, associée avec France Nature Environnement et la Société Astronomique de France, porte résolument une parole pionnière et différente. Elle souhaite une approche plus contemporaine et responsable de l'éclairage, pour éviter la répétition des recettes du siècle précédent, reposant alors davantage sur la promotion de l’offre des fabricants et installateurs que sur la recherche de réponse fine à des besoins réels. L'approche du XXème siècle de plus était orientée par des prescriptions développant des approches standardisées. Le futur passe par des réponses beaucoup plus adaptées aux spécificités de chaque lieu. 

La double approche par l'offre économique et la standardisation a conduit aux suréquipements et au sur-éclairage nocturne. La quantité globale de lumière émise la nuit n’a cessé d’augmenter au XXème siècle. En France : 89 % de points lumineux en plus* ! Les impacts de l’éclairage sur l’environnement, la biodiversité, la santé, la capacité pour tous d'observation du ciel étoilé…les impacts sur les dépenses publiques, n’ont pas été intégrés pendant plusieurs décennies.

Il est temps en 2015, à l'occasion de l'année de la lumière décrétée par l'UNESCO, comme de la COP 21 en France, de changer réellement et d'innover, collectivement.

L'innovation passe par une approche globale et non plus exclusivement technico-économique. Elle passe par une réponse aux besoins réels et seulement eux. La seule recherche d'efficacité énergétique, on l'a constaté n'équivaut nullement à la sobriété énergétique. Encore moins à la sobriété lumineuse.  L'ANPCEN observe souvent le contraire : certaines réductions de consommation, s'accompagnent en réalité de plus d'éclairages.... Et les progrès effectués pour le rendement lumineux sont encore insuffisamment accompagnés de prescriptions de baisses d'intensité souscrite, installées, émises, etc...

Il est temps de privilégier une approche en coûts globaux : investissements, fonctionnement, maintenance, collecte et recyclage. La modernité c'est désormais intégrer aussi, et dès la conception, sur l'ensemble du cycle de vie des lampadaires et des lampes, et de leur gestion in situ, les impacts (ou externalités) environnementales, sociales et sanitaires. A la manière du mouvement à l'oeuvre dans nombre d'autres secteurs économiques qui ont fait de leur "Responsabilité sociétale" un facteur de modernité et d'innovation, qui prennent des engagements publics suivis, répondant ainsi au management attendu des leaders qui ouvrent des voies.

* de 1992 à 2012

C'est pourquoi l'ANPCEN, associée à France Nature Environnement (FNE) et à la Société Astronomique de France (SAF), porte une voix différente, en 2015, avec des principes pionniers, adaptés au XXIème siècle !



En 2015…au XXIème siècle, en Europe notamment, la modernité de la lumière c’est désormais : 

- poser différemment les questions de l'éclairage en tenant compte des enjeux du XXIème siècle,

- ne plus augmenter la quantité globale de lumière artificielle émise la nuit et la diminuer,

- augmenter l’apport de lumière naturelle le jour dans les lieux de vie et espaces professionnels,

- ne plus fixer systématiquement des minimums d'éclairement à maintenir la nuit, mais au contraire établir des limites à adopter collectivement ; reconnaître que l'existence de limites dans un monde aux ressources finies est une condition d'existence pour les générations futures,

-  adopter résolument une approche globale, transversale et intégrée des enjeux de la lumière, pour viser une plus grande cohérence,

-  prendre en compte résolument les externalités ou impacts de la lumière artificielle la nuit, sur l’environnement, les changements climatiques, les paysages nocturnes et la biodiversité, la santé, les ressources en matières premières rares, l’observation culturelle, citoyenne ou scientifique du ciel étoilé… pour connecter plus « justement » l'éclairage aux grands enjeux du siècle,

- être solidaires avec ses voisins de quartiers, de communes, de nations… quant aux conséquences de ses propres choix d’éclairage en terme de pollution lumineuse visible à distance des sources,

- mieux partager le temps spécifique de la nuit, ainsi que la qualité de la nuit avec les êtres vivants de la biodiversité, indispensables aux vies humaines,

-  faire évoluer les usages de la lumière, d'abord par des mesures de bon sens, sans coût, simples et à effets immédiats, en euros, en Kwh et en nuisances lumineuses évitées ; puis progresser par certains équipements ou investissements,

- tenir compte pour certains investissements de leur surcoût, des coûts de fonctionnement et de maintenance dans les dettes et budgets des communes, donc de l’impôt des citoyens. Associer les citoyens aux enjeux, aux choix et leurs conséquences,

- éco-concevoir, recycler, réutiliser, réemployer,

- qualifier la nature des services rendus par l’éclairage, plutôt que les matériels seulement ; faire évoluer les offres par les principes de l'économie de fonctionnalité (garantir des fonctions et pas seulement des produits) et par ceux de l'économie circulaire (privilégier l'approche et la gestion en cycles, plus inspirée des solutions trouvées par le vivant),

- répondre aux besoins réels des personnes, des sites et de l’environnement en les consultant ; concevoir des installations sur mesure,

-   pour les acteurs économiques du secteur, fabricants, installateurs, concepteurs : s'engager publiquement quant à sa responsabilité sociétale, au regard des 7 domaines des lignes directrices Iso26000. Et s'engager publiquement contre l'obsolescence programmée,

-  répondre dans les normes non obligatoires, d’une prise en compte visible des enjeux environnementaux,

- organiser des règles et un cadre de régulation, de manière concertée,

- rendre publiques les données publiques relatives à l'éclairage public, en open data et favoriser l’open innovation. Créer une documentation indépendante.


Définitivement, en 2015 et au XXIème siècle, la modernité de la lumière, ce n’est plus :

- le tout technologique pour unique principe ou valeur de progrès, sans questionnement sur les finalités et impacts,

- les seules approches photométriques ou d'efficacité énergétique, sans approche globale,

- la multiplication des mises en lumière et l’augmentation de la quantité globale de lumière émise la nuit,

- la seule prescription d’investissements techniques et financiers, sans amélioration par les usages et le recours au bon sens,

- les choix de lumière orientés principalement par des logiques massives et organisées de l’offre économique,

- les approches normalisées et standardisées, mal ou non adaptées aux vœux des élus, des acteurs, des citoyens et aux spécificités de terrain.


★ Télécharger, diffuser notre manifeste 2015 en version française (version anglaise ci-dessous, également disponible)

  Pour rejoindre notre manifeste, écrivez-nous

  Consulter notre dossier de presse complet 


Les premiers signataires 

- France Nature Environnement

- La Société Astronomique de France

- La Commune de Sainte Marie de Ré

- La Ligue pour la Protection des Oiseaux

- La Fédération nationale des Parcs naturels régionaux

- Provence Sciences techniques Jeunesse

- Observatoire astronomique de Bauduen

- Le parc du Cosmos

- La Société d'Astronomie Populaire de Limoges

- L'Association Astronomique de Belle-Ile

- Astronomie du Tarn et Garonne

- Le Club des Astronomes amateurs de Saverne…

- Le Groupe Astronomique du Dauphiné

- Le COA (Centre d'Observation et d'Action) d'Obersteinbach 

- La Société Lorraine d'Astronomie

- La SAGFA - Société Astronomique de France Groupe Alsace

- l'ADAES de Limoges

- Le club d'astronomie Albireo 57 (Moselle)

- Le club d'astronomie de la Presqu'île - Saint Nazaire

- Le club Astro Foglia38

- Le club d'astronomie de Wittelsheim

- Le club d'astronomie de Velizy

- Jalle Astronomie en Gironde

- Astroclub de Velaux

- LPO Alsace

- Association astronomique de l'Ain

- Enzo Zanchettin

- etc...

Au-delà des frontières,  les premiers soutiens de nos amis de :

- International Dark Sky IDA Quebec

- Royal Astronomical Society of Canada

- British Astronomical Association's Commission for Dark Skies : Découvrir la lettre de Bob Mizon

 

Merci à tous les soutiens actuels et à venir.


En version anglaise également

Modernity does not lie, by far, in the only acquisition of the latest lighting technology available ! Think up without waiting the lighting of the XXIst century. ANPCEN, with France Nature Environnement et Societe Astronomique de France, resolutely carries a pioneer and different voice. It wants a more contemporary and responsible approach of lighting, to avoid recurrence of policies of the previous century, based more on the promotion of the offer of manufacturers and installers than on the search for detailed analysis in response to real needs of lighting. The approach of the twentieth century was more oriented by prescriptions developing standardized approaches. The future requires much more appropriate answers to the specificities of each place to light. Let us look now light differently. The dual approach by economic supply and standardization has led to over-equipment and over-outdoor night lighting. The overall amount of light emitted at night has increased steadily in the twentieth century. In France : 89% of lighting fixtures have been added from 1992 to 2012. The impacts of lighting on the environment, biodiversity, health, capacity for all to observe the starry sky ... the impact on public expenses, have not been integrated.

It is time in 2015 to change and innovate collectively in the context of the International Year of Light proclaimed by UNESCO and the COP21. 

★ Télécharger, diffuser notre manifeste 2015 en version anglaise



                

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