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La vie est née avec l'alternance naturelle du jour et de la nuit que l'ANPCEN encourage.
Consultez plusieurs fois notre site : couleurs et sons de la nature évoluent avec le cycle des heures !
Nous sommes le 26 avril 2017 et il est
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Editorial

 

 

Découvrez l’ANPCEN, seule association en France dont l’objet social, de manière unique, est entièrement dédié aux enjeux pluriels de la qualité de la nuit et de l’environnement nocturnes, depuis près de 18 ans. Son expertise ainsi acquise est tout à fait originale. L'action de l'ANPCEN ne se résume pas à une action symbolique quelques minutes ou quelques heures dans l'année. Avec patience, persévérance, l'association travaille de manière continue, toute l'année, pour effectuer un travail de fond.

Elle est la seule association oeuvrant par une approche globale et en même temps aux deux dimensions d'action, nationale et locale, avec des coopérations internationales. Avec ses adhérents dont une centaine d'associations membres, sa communauté dans les réseaux sociaux l’ANPCEN mobilise plus de 8000 personnes. Elle agit au niveau national comme local, de manière désintéressée et bénévole. Reconnue d'intérêt général, elle a reçu en 2014, pour la 1ère fois, l'agrément national des associations de protection de l'environnement.

Au niveau national :  une action continue de plaidoyer auprès des interlocuteurs nationaux (ministères, administrations, Parlement, Afnor, etc ) et de pédagogie

Code de l'environnement : l’ANPCEN a contribué à faire reconnaître l’enjeu de l’environnement nocturne dans les lois Grenelle de l’environnement et suit chacune des étapes de l’élaboration des décrets et arrêtés associés. De même, l''ANPCEN a fait inscrire en 2015 trois articles relatifs à l'éclairage et aux nuisances lumineuses dans la Loi de transition énergétique. Elle suit le projet de loi sur la biodiversité, le cadre des corridors écologiques. L'ANPCEN a contribué et négocié l'arrêté d'extinction des façades, vitrines, bureaux non occupés entré en vigueur en 2013. L’association contribue également aux discussions sur une norme expérimentale de l'Afnor et sur les certificats d’économie d’énergie de l'éclairage public. 

Eclairage du XXIème siècle : l'ANPCEN souhaite un éclairage contemporain. La modernité et l'innovation ne se résument pas à la dernière technologie. L'innovation réside dans l'approche globale : coûts globaux et impacts globaux. Une réponse aux besoins réels. Sobriété lumineuse. C'est intégrer désormais tout au long du cycle de vie les externalités environnementales, sanitaires et sociales de l'éclairage produit. Les entreprises du secteur sont appelées à des démarches de responsabilité sociétale exemplaires, les situant au niveau des entreprises d'autres secteurs, et reposant sur des engagements publics.

Biodiversité et santé humaine : l’ANPCEN porte la recommandation nationale d’une meilleure gestion de la lumière dans les trames vertes et bleues sous la forme d’une « trame nocturne », ainsi que la prise en compte des effets de la lumière dans les politiques ou actions de santé-environnement. Le suivi des effets des Leds est ainsi entré pour la première fois dans le plan national santé environnement.

Open data : l'ANPCEN demande un accès ouvert aux données publiques de l'éclairage public, en accord avec les engagements internationaux et nationaux pris par le gouvernement.

Gouvernance : l'ANPCEN demande une participation des acteurs associatifs de l'environnement dans l'élaboration de tous les textes de référence sur l'éclairage. L'ANPCEN demande expressément un changement de conception : passer d'un éclairage organisé sous l'impulsion de l'offre économique à une réponse aux besoins avérés.

Nos recommandations nationales ou positions sont régulièrement mises à jour et sont consultables sur notre site.

Pédagogie : L’ANPCEN sensibilise tous les interlocuteurs nationaux utiles aux enjeux de l’évolution incontrôlée et exponentielle de l’éclairage public, entraînant des halos de pollution lumineuse, des lumières intrusives, la disparition de la nuit par dégradations de l’environnement nocturne. Ainsi l’ANPCEN recense des données et notamment elle liste les communes pratiquant l’extinction nocturne en milieu de nuit. Elle recommande également un meilleur recours à l’extinction partielle ou totale, dans la gestion des communes, afin d'agir d'abord avec bon sens, soit avec des dispositions simples, sans coût et à économies immédiates, en euros, en Kwh et en nuisances économisées.

Outils : L’ANPCEN a mis au point différents outils comme une cartographie de pollution lumineuse et des étiquettes environnementales originales, sur le modèle des étiquettes énergie déjà connues du grand public, pour permettre aux élus de situer la performance des dispositifs existants et de fixer leurs objectifs en termes d’éclairage public. Elles permettent également de promouvoir ces objectifs de manière lisible et simple auprès des citoyens.

 

Localement : au plus près des communes et des citoyens

Conférences, animations, expositions… : 70 correspondants locaux de l’association alertent et sensibilisent toute l’année citoyens et décideurs publics nationaux et locaux sur la pollution et les nuisances lumineuses.

Par ailleurs, l’ANPCEN a conçu une charte actualisée en 2015, qu’elle propose à la signature des communes qui acceptent de s’engager volontairement à rénover leur éclairage extérieur et ses usages, en intégrant les dimensions environnementales dans leur projet. 200 communes, conseils généraux, communauté de communes, syndicats d'énergie l'ont déjà signé ! : 2 100 000 habitants sont déjà concernés. L’ANPCEN organise des échanges et rencontres, apporte des solutions et des conseils à tous ceux qui souhaitent notamment mieux gérer l’éclairage public. 

Le concours Villes et villages étoilés valorise localement toutes les communes qui agissent ou veulent progresser : 570 communes labellisées ont vu leur démarche de progrès valorisée.

 

International : en réseau

L'ANPCEN coopère notamment avec l'International Dark sky Association dont elle a reçu un Trophée en 2013 "pour son leadership audacieux"...

Et....toutes nos actions sont désintéressées et bénévoles !

 

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Interview ANPCEN : témoignage de Barbara Pompili, Secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité

L'ANPCEN a suivi pendant plus de deux ans le périple de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Nous avons réussi à faire inscrire 5 progrès majeurs dans une loi initialement muette sur les enjeux que nous promouvons depuis longtemps et après la loi de 1976 qui elle aussi ne disait rien des relations entre lumière et impacts sur l'environnement : consulter notre analyse détaillée et notre dossier de presse complet.

Nous avons souhaité recueillir le témoignage de Barbara Pompili, Secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité auprès de la ministre de l'environnement. Très mobilisée, elle a porté le texte pour le Gouvernement depuis son arrivée en février 2016, et a suivi son examen par le Parlement.

 

" Je crois réellement à la complémentarité entre associations, citoyens et élus pour faire aboutir des projets de loi tels que celui sur la biodiversité "

 

" Anpcen : Les enjeux de la qualité de la nuit ne figuraient pas dans la loi de 1976, ni dans une loi relative à la biodiversité, comment voyez-vous leur entrée dans cette loi ?

B. Pompili : L’inscription des enjeux liés à l’environnement nocturne et à la pollution lumineuse dans notre droit me semble faire partie des avancées importantes de cette loi sur la biodiversité. Cela peut sembler anecdotique à certains, mais je considère au contraire que c’est primordial. Parce que c’est inscrire la préservation de l’environnement nocturne parmi les enjeux majeurs de la préservation de la biodiversité. On dispose depuis quelques années de données qui montrent que notre réseau d’éclairage a un impact fort sur la biodiversité et les écosystèmes. Des actions ont été menées, notamment grâce à la mobilisation d’associations et d’experts, comme l’ANPCEN. Mais jusqu’ici, il n’était pas possible de s’appuyer sur notre droit pour aller plus loin. Ce sera désormais possible. Et si je crois en la capacité d’entrainement de ce genre de dispositions dans la loi, je considère aussi que cela permet de sensibiliser à l’importance de l’enjeu.

Anpcen : Quel article sur ces enjeux vous semble le plus prometteur pour progresser ?

B. Pompili : Chacun a un apport bien différent. L’article 1 vient poser des principes et des enjeux dans le Code de l’Environnement. Il permet ainsi de se donner des objectifs communs et d’affirmer ce que toutes et tous doivent viser dans leurs actions en faveur de la biodiversité. Les autres articles ont des impacts plus précis, mais aussi plus opérationnels. Ils concernent les continuités écologiques, la biodiversité marine ou les paysages.

Finalement, tous participent à une seule et même logique : affirmer que la lumière artificielle influe sur la biodiversité et que la préservation de la biodiversité nocturne est un enjeu majeur, et préciser certains axes dans lesquels ces principes doivent obligatoirement être respectés.

Anpcen : Avez-vous constaté une meilleure compréhension de ces enjeux par les parlementaires ?

B. Pompili : Comme sur tous les points abordés dans cette loi, la prise de conscience est assez hétérogène. Certains des articles dont il est question ici ont été adoptés assez tôt dans le processus parlementaire, sans qu’ils fassent débat, ce qui démontre une prise de conscience assez généralisée. En revanche, l’inscription des paysages nocturnes dans l’article 1 a été remise en cause à chaque passage au Sénat. Il a fallu que l’Assemblée Nationale affirme à plusieurs reprises son fort attachement à ce principe pour qu’il reste dans le texte. La connaissance des enjeux liés à l’environnement nocturne n’est donc pas partout pleinement acquise.

Anpcen : Quelle autre avancée vous semble très innovante ou très importante dans la loi de 2016 ?

Il y en a tellement ! Il faut comprendre que le processus parlementaire conduit à maintenir tout au long des discussions uniquement les articles qui ne font pas consensus ou sur lesquels le contenu n’est pas stabilisé. On peut donc avoir l’impression, à la fin des différentes lectures, que le texte se résume à ces dispositions qui ont fait l’actualité. Mais beaucoup d’articles ont été adoptés depuis bien longtemps, et ne font plus l’objet de discussion et de débats. Et lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend mieux compte de la somme de mesures que ce projet de loi contient.

Et donc, à côté de l’interdiction des néonicotinoïdes, de l’encadrement de la séquence Eviter, Réduire et Compenser (ERC), de l’inscription du préjudice écologique dans le code civil, de la ratification du Protocole de Nagoya ou de la création de l’Agence Française de la Biodiversité, on peut citer énormément de dispositions qui sont peu mises en avant et pourtant tout aussi importantes. Et cela concerne des domaines très variés comme les Parcs Naturels Régionaux, la gouvernance de la biodiversité, l’échange et la vente de semences, la circulation et la mise à disposition des données sur la biodiversité, le contrôle des espèces exotiques envahissantes…

Plus qu’une disposition par rapport à toutes les autres, je retiens surtout que ce projet de loi est porteur d’une vision dynamique de la biodiversité, qui inclut l’humain et ses activités, et qui permettra, je l’espère, de porter une préservation et une restauration de la biodiversité adaptées à notre monde actuel et à ses enjeux.

Anpcen : Que retiendrez-vous personnellement des débats ?

B. Pompili : L’importance de la mobilisation citoyenne et associative. On l’a bien vu : sur les sujets difficiles ou débattus, les parlementaires qui sont mobilisés et sont à la pointe, ont besoin d’un relais dans l’opinion. Ce que peuvent faire les associations pour appuyer des amendements ou des propositions est crucial. Ne serait-ce que pour contrebalancer d’autres lobbies, certains autrement plus puissants…

Et bien entendu, il faut aussi que les parlementaires s’appuient sur ces mobilisations pour faire leur travail au sein des assemblées.

Je crois réellement à la complémentarité entre associations, citoyens et élus pour faire aboutir des projets de loi tels que celui sur la biodiversité.

L’exemple de la préservation de la biodiversité nocturne est particulièrement instructif sur ce point. Si nous sommes arrivés à cette reconnaissance dans plusieurs articles et à plusieurs niveaux, c’est clairement grâce à la mobilisation de l’ANPCEN, mais aussi au travail de députés convaincus comme la rapporteure à l’Assemblée nationale, Geneviève Gaillard, ou le président de la commission, Jean-Paul Chanteguet. C’est grâce à cette mobilisation que le gouvernement a pu affirmer une position claire et introduire ces dispositions dans le texte.


★  Découvrez aussi l'interview ANPCEN de Geneviève Gaillard, Rapporteure à l'Assemblée nationale de la loi

★  Consultez notre dossier de presse complet sur la loi.


L'action de l'ANPCEN reconnue sur la plateforme gouvernementale : 
"la biodiv en  actions"

        

 



                

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