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La vie est née avec l'alternance naturelle du jour et de la nuit que l'ANPCEN encourage.
Consultez plusieurs fois notre site : couleurs et sons de la nature évoluent avec le cycle des heures !
Nous sommes le 05 décembre 2019 et il est
. Aujourd'hui la nuit commence à 17:24 à Paris.
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  La nuit ?

 

 

 

La nuit, c'est la moitié de la vie. De nos vies...

Chaque jour, la vie est un cycle nourri autant par le jour que par la nuit. En une cinquantaine d’années, les humains ont bouleversé cette alternance naturelle du jour et de la nuit en développant de manière anarchique et disproportionnée l’éclairage artificiel extérieur. 

La quantité globale de lumière émise la nuit n'a pas cessé d'augmenter depuis quelques décennies : + 94 % en vingt ans seulement et pour le seul éclairage public. Auquel il convient d'ajouter les lumières émises par les publicités, enseignes lumineuses, les façades, vitrines, bureaux non occupés, les parkings et sites privés, les illuminations diverses...

L’ANPCEN s'attache à expliquer et à prévenir l'ensemble des effets des éclairages extérieurs nocturnes non adaptés. Elle a adopté une approche globale et transversale afin d'éviter l'incohérence de certaines approches sectorielles, comme par exemple ne raisonner qu'en termes d'économies d'énergie en oubliant les effets sur la biodiversité ou les effets sur le sommeil et la santé. Ce qui peut conduire à des décisions contreproductives. Notre association se donne donc pour objectif la convergence et la cohérence des solutions proposées pour améliorer la situation actuelle et limiter collectivement la quantité globale de lumière émise la nuit.

« La Vie a besoin de la Nuit, la Nuit a besoin de nous »

Découvrez dans les sous-rubriques suivantes la pluralité des enjeux de la pollution lumineuse dont la qualité de la nuit dépend, ainsi que l'action de l'ANPCEN sur les textes : lois, décrets, arrêtés, normes, stratégies...

 

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Plaidoyer ANPCEN : Plus le climat change, moins le suivi national de l'éclairage change

Les COP Climat (Conférences des parties) se succèdent...mais le bilan climatique global de l'éclairage en France reste inexistant. Aucune approche globale du poids carbone de 11 millions de points lumineux, fabrication, distribution, installation et maintenance. Au mieux une estimation théorique du contenu carbone du kWh consommé : très incomplète pour fournir une véritable information pour le choix des élus et des citoyens.
De plus aucun suivi dans le temps des évolutions n'est effectué.


La COP23 se tient à Bonn, en novembre 2017, sous présidence des Iles Fidji. L'origine anthropique du réchauffement climatique dont chacun peut déjà constater les effets est largement confirmée d'études en études, et d'un rapport à l'autre du GIEC.

Nos choix d'éclairages ne sont pas climatiquement indifférents : durée d'éclairement plus ou moins longue et souvent continue, chaque nuit dans 36 000 communes, 11 millions de points lumineux toujours en nombre croissant auquel il convient d'ajouter encore les enseignes, les publicités lumineuses, les plans lumières, les vitrines, façades, bureaux non occupés et toutes les sources privées d'éclairages non justifiés toute la nuit, les choix de technologies nécessitant de fortes importations donc des trajets émettant des tonnes d'équivalent CO2, des extractions de matières premières et terres rares fortement émissives, etc....

Pourtant plus le climat change.... moins les choses changent en matière de gestion climatique de l'éclairage et de suivi national de cet enjeu.

En effet, aucune analyse en cycle de vie complet (ACV) n'est fournie par installations d'éclairage, aux commanditaires publics ou privés. Le matériel, petit ou grand, ne comporte pas d'étiquetage carbone, ni attestation indépendante de l'information fournie comme pour les automobiles...par leurs fabricants.

De plus, les installations lumineuses extérieures sont déjà et seront fortement impactées par les bouleversements issus du changement climatique. En effet, d'importants écarts de température et événements extrêmes sont appelés à se multiplier avec un coût croissant pour la collectivité. Enfin, la technologie des LEDs actuellement massivement prescrite sans analyse globale ni de long terme comporte des composants électroniques très sensibles aux surtensions, aux orages, à la foudre, etc....

Aussi, pour tenir - réellement - la durée de vie "promise", les LEDs vont nécessiter des investissements supplémentaires de parafoudres par mâts, voire la révision.... des réseaux électriques eux-mêmes. Tous ces coûts ne sont pas établis de manière transparente pour les communes qui investissent actuellement pensant bien faire pour 20 ou 30 ans....

L'ANPCEN a déjà lancé plusieurs alertes et demandes d'un suivi national avec un bilan climatique global en lieu et place d'une simple estimation théorique du seul carbone consommé par kWh électrique. Voir notre actualité COP21 et COP22.

Illustrations : AM Ducroux

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Le regard de Jean Jouzel

" Climatologue, très impliqué dans l’expertise construite par le GIEC depuis le début des années quatre-vingt-dix, je souhaite, au titre de parrain de l’ANPCEN, mettre en avant la nécessité d’une véritable stratégie bas-carbone en matière d’éclairage. Le suivi actuel, limité à l’évaluation du contenu carbone associé à la seule utilisation des différents moyens d’éclairage, ne répond pas aux objectifs d’une telle stratégie. C’est un véritable bilan carbone depuis leur fabrication jusqu’à leur fin de vie - incluant non seulement les aspects consommation mais aussi ceux liés à leur installation, à leur maintenance et à la distribution de l’électricité - qu’il faut établir. Et que celui-ci serve de base à un effort ambitieux de réduction de la contribution de ce secteur aux émissions de notre pays, en phase avec les objectifs de la loi TECV et avec la neutralité carbone à  horizon 2050 récemment annoncée par Nicolas Hulot dans le cadre du Plan Climat. "

Jean Jouzel est depuis 2012 le premier lauréat français du prix Vetlesen ; prestigieux prix dans le domaine des Sciences de la Terre et de l'Univers,  décerné tous les quatre ans depuis 1959 pour récompenser les travaux relatifs à des phénomènes terrestres, physiques et biologiques. Médaille d’or du CNRS 2002, honoré à titre collectif avec le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) du prix Nobel de la Paix en 2007. Il a été Vice-Président du GIEC. Les travaux de Jean Jouzel en sciences du climat sont largement reconnus.


Zoom n° 1 2008 et 2014 : suivi inconnu

Ce que disait le Ministère de l'Ecologie en 2008 pour (la seule partie de) la consommation d'électricité de l'éclairage public.

"L’éclairage public pose également le problème de son impact sur le réchauffement climatique, puisqu’il est responsable de 4% des émissions totales de gaz à effet de serre en France. Nous produisons en moyenne 5,6 TWh/an, ce qui représente une émission de 610 000 tonnes de CO2 par an (sur la base : 1 KWh = 109 grammes de CO2 émis). En utilisant des technologies plus écoperformantes il serait possible d’économiser 1,7 TWh par an et d’éviter ainsi le rejet dans l’atmosphère de près de 185 000 tonnes de CO2 par an. Si l’on agissait sur la puissance, l’orientation et les horaires d’utilisation de l’éclairage public, il serait possible de réduire la facture énergétique des communes de 30% tout en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre."

Résultat 9 ans plus tard 

Combien a-t-on économisé de Kwh et de CO2 et quel en le suivi des résultats par l’Etat ? INCONNU car le Ministère de l'environnement ne mesure rien, donc ne peut répondre.

Rappelons que pour ces 30%... l'histoire et les chiffres de l'Ademe publiés en 2014 (sur références 2012) montrent que l'on a diminué de moins de 6 % dans cette période. Si l'on se réfère à l'augmentation démographique de la population dans la même période, la diminution réelle est de moins de 4%, en 7 ans. 0.57 % en moyenne par an. Malgré des investissements lourds des communes en équipements rénovés.... Et les prescriptions et incitations dont ils ont fait l'objet.

Selon les affirmations de l'Ademe en 2014 : "En métropole, l’éclairage public constitue le deuxième grand poste du bilan énergétique des collectivités (18% de la consommation d’énergie des communes, et le premier pour la consommation d’électricité : 42% de la consommation d’électricité d’une commune est liée à l’éclairage public. Dans les communes des DOM, le poids de l’éclairage public est plus important : à lui seul, il représente 58% de la consommation totale d’électricité." "En moyenne, la puissance électrique souscrite par point lumineux est de 160 W par point avec peu de différences selon la taille des communes." Ce qui s'avère donc en 2014 sans réduction par rapport aux données de 2005.

Illustrations : AM Ducroux

Zoom N° 2 de 2013 à 2015 : suivi inconnu

Lors de la mise en place de l’arrêté d’extinction des vitrines, façades, bureaux non occupés, l’Ademe indiquait que les économies d’énergie attendues représentent 2 TWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle (hors chauffage et eau chaude) d’environ 750 000 ménages. Il était également indiqué que « cette disposition permet également d’éviter le rejet chaque année de 250 000 tonnes de CO2.

Résultat 4 ans plus tard 

Combien a-t-on économisé de Kwh et de CO2 ?

Quel en le suivi des résultats par l’Etat ? 


INCONNU car le Ministère de l'environnement ne mesure rien, donc ne peut répondre.

 

Illustrations : AM Ducroux

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Notre suivi des tendances du seul éclairage public de 1960 à 2015

Merci de citer les sources Anpcen lors de vos utilisations de nos données collectées.



                

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